Les faits sont comme le vent: ils changent au gré du temps dans une fatalité qui colle à a peau.

Les faits sont comme le vent: ils changent au gré du temps dans une fatalité qui colle à a peau.


La vie est maléable. Une pâte à modeler, de l'argile encore humide, une histoire au crayon de papier... Dans le fond, tu en fait ce que tu veux. Elle s'impose, tu imploses, elle explose. On dispose. Tu existes sous sa tutelle, tu dépends d'elle et ton infime autonomie appartient aux méandres de la liberté conditionnelle qu'elle te laisse. Tu la malaxes, lui donnes forme, la roules en boule, c'est selon. Tu la bouleverses. Mais en réalité, tu subis. Tout. Les conséquences de tes actes, la revanche qu'elle prend sur ton changement de direction, la descente au coeur de l'enfer, cette sensation extrême de faire des montagnes russes avec ton moral. Tu peux tout gagner, comme tout perdre. Parfois un seul des deux choix, parce que la vie est injuste. Elle s'acharne comme une folle furieuse contre tous ceux qui ont le malheur d'être trop ambitieux, tabasse les plus malchanceux jusqu'à leur retirer avec force et fracas le plus léger souffle d'espoir. Et puis tout passe, tout te lasse, tu n'en peux plus, tu en veux trop, et c'est fini.
Tu reprends le contrôle de l'incontrôlable, et tu ôtes l'âme au corps. Le plus léger souffle d'espoir, et tu as gagné...

Que se passe-t-il...?

# Posté le mercredi 22 avril 2009 09:33

J'ATTENDS AVEC IMPATIENCE LE JOUR OU JE SAIGNERAIS LE CIEL.

J'ATTENDS AVEC IMPATIENCE LE JOUR OU JE SAIGNERAIS LE CIEL.
Un bruit d'os brisés, comme si l'on tordait le cou d'un poulet; des cris à n'en plus pouvoir, hurler comme un cochon qu'on égorge; et tomber à terre, soldat blessée au combat.


Un bruit, un cri, une chute. La chute. Celle qui te terrasse, celle dont tu ne te relèves pas. Celle qui t'emporte ton espoir, ton rêve, ta victoire. La chute qui t'enlève toute raison et rationnalité. Celle qui rend inutile, en une fraction de seconde, ta survie d'une année. Celle qui t'éloigne définitivement de l'échéance qui aurait dû être ta revanche. Ouais. Il suffit de quelques secondes pour foutre en l'air deux saisons, et inévitablement le centre de ta vie.
Une douleur physique, morale, corporelle, spirituelle et percutante de réalisme. Celle qui te ferait vendre ton âme au diable, celle qui est si injuste que tu te briserait la tête contre les murs. Une douleur qui te rend folle, à tel point que les larmes ne coulent pas. Une douleur que des calmants peuvent effacer mais qui donne éternellement naissance à une souffrance qui rien ne pourra plus jamais soulager.

Tant de regrets qui me hantent, pour Lui & moi; tant de sacrifices, de pertes et d'attente inutiles qui me rongent; tant d'espoir et de rêves qui partent en fumée. Et cette année qui m'attend, et ce dessein incertain, et cette vie volée... Je parles de ces douleurs-là.


Inexorablement indélébiles.
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# Posté le samedi 28 mars 2009 15:38

Anaïs reprend du service. Enfin.

Si le monde ne peut être sauvé, il peut être conquis. Chercheuse d'or au coeur assoifé de victoires, acérée par le goût âcre de la défaite, elle rêve de ce qui jadis l'a lâchement abandonnée.

La tête me tourne. Fatigue cellophane, euphorie grisante, incroyable traque au déséquilibre constant et éphémère, je désire ce que je ne peux posséder. L'art de la domination. M'imposer. Ne disposer de rien d'autre que du corps de l'autre. Adversité rageuse haineuse hargneuse. L'art d'être moi-même, somme toute. Je suis inexorablement revenue, fracassante et fracassée, peureuse et redoutée, fort probablement. Drapée dans ma fierté, je brandis l'étendard de mon orgeuil les points fermés les dents serrées. Ne plus lâcher ni trépasser. Ambition qui se substitue à la douleur, rude attirance pour le noir la nuit l'espoir, mon histoire. Seuls les meilleurs vivent. Je veux être l'élite. M'élever pour ne plus toucher ce fond qui te renvoie à tes pires craintes, à tes pires doutes. Cacher la blessure, ne pas l'oublier totalement pour me nourrir de cette plaie sanguinolente qui m'a tant faite pleurer, la chute ne s'efface pas, elle s'accepte tout au plus. Vivre avec. Surmonter, dépasser, semer le passé. Espérer de nouveau.
Le coeur bat encore. Ce qui ne tue pas rend plus fort. Envie de devenir invincible, me blinder pour détruire ces éclats fulgurants de ligaments déchiquetés qui me hantent la nuit, seule au milieu des ombres. Affronter ces démons de minuit qui rejouent cette scène, terribles craquements suivis d'un cri perçant, tirer un trait sur la peur d'y retourner, à cet enfer où j'ai survécu sans vraiment y croire. Je ne veux plus. Exploser mes rêves chimériques d'un tai-otoshi raté, opposition folie-réalité, ambivalence raison-volonté, ambiguité du corps et de l'esprit. Comment écouter son être s'il ne vous parle pas? Chuchotement trop bas prononcé, une seconde et le leurre disparaît. Jamais plus. Fermer l'âme aux mauvais esprits, tenir retenir l'envie tant qu'elle est encore là, une seule ambition à laquelle je prétends -oh combien orgueilleuse!- devenir la nouvelle Marianne d'une France innaccessible. Fierté et mauvais caractère français dans toute sa splendeur, vous avez dit? Tant pis. Ou tant mieux. C'est avec ses rêves qu'on avance. Douce somnanbule aux émanations burlesques, rigolez-en tant que vous pouvez, la vérité n'est jamais loin.

Chercheuse d'or en quête du Graal, à la recherche d'un trésor qui la couvrira d'une revanche -vengeance- légitime, elle a désormais les deux pieds sur la terre Sainte, le reste ne dépend que d'elle-même. Comme toujours. Oui. Si le monde ne peut être sauvé, il peut être conquis.

Anaïs reprend du service. Enfin. ♥

# Posté le samedi 10 janvier 2009 07:13

Modifié le samedi 10 janvier 2009 07:42

J'aurais voulu hurler pour extérioriser mais les mots bloquent. Coincent. M'étouffent. Les mots me manquent. C'est grave docteur? J'ai un peu peur. Pourvu que ce n'soit pas incurable. Suis-je en train de devenir folle?

Je me lasse du temps qui passe, qui ralentit chaque jour un peu plus, et qui me fait languir de ces instants de jadis, bonheur des premiers jours trop vite effacé. L'aiguille tourne sur le cadran sans jamais revenir au point de départ sans jamais atteindre la ligne d'arrivée traçant des cercles parfaits dans cet univers clos créé par des hommes cherchant le contrôle de l'irrationnel. Les secondes s'égrennent leeentement sur la grosse horloge, y aura-t-il seulement une fin à tout cela? Dépendance d'une deuxième dimension, des minutes piratées par-ci par-là comme un trésor à préserver, une heure volée au temps comme une revanche sur la pluie qui coule de mes yeux, bataille perdue d'avance contre quelque chose qui me dépasse, je passe ou je trépasse? J'attends contre mon gré un moment de soulagement intense qui peut-être n'arrivera pas, veut-il me berner ou bien vais-je tout surmonter?

Je n'en peux plus.

Je n'en peux plus..

Je n'en peux plus...

# Posté le lundi 22 décembre 2008 17:14